1) Localisation : Les cancers du colon et du rectum sont des tumeurs malignes développées à partir de la muqueuse du gros intestin. Ce sont les cancers les plus fréquents du tube digestif. Ce cancer est particulièrement fréquent en Amérique du Nord, Australie, Nouvelle-Zélande, Grande-Bretagne ; très rare en Inde, Colombie, Sénégal : 50 fois plus fréquent aux USA qu’au Sénégal.
2) Les facteurs de risque : - L’alimentation joue un rôle très important dans leur apparition : les régimes riches en fibres alimentaires ont un rôle protecteur ; les régimes riches en graisses animales favorisent au contraire l’apparition de ces tumeurs. L'obésité est un facteur démontré chez la femme. - La responsabilité du tabac est également démontrée. - une consommation élevée d'alcool augmente de façon significative le risque de cancer du colon et du rectum (Annals of Internal Medicine, 2005). - Enfin, il existe des facteurs de prédisposition génétique.
3) Développement : les tumeurs pénètrent en profondeur la paroi intestinale, atteignant successivement les différentes couches de la muqueuse colique, le péritoine, puis les ganglions lymphatiques. Enfin, les métastases atteignent le foie, les poumons, le cerveau et les os.
4) Les symptômes : - douleurs abdominales, diarrhées et (ou) constipations, alternées ou non. - le saignement de la tumeur entraine l’apparition de sang rouge (tumeur basse) ou noir (tumeur haute) dans les selles. - parfois, il y a une masse abdominale, de la fièvre, un amaigrissement. - une occlusion peut aussi être à l’origine du diagnostic, nécessitant l’intervention chirurgicale.
5) Le diagnostic : - radiologie, coloscopie (endoscopie) permettant le prélévement de biopsies. - dosage des marqueurs tumoraux : ACE, CA 19-9, CA 125. La stratégie la plus efficace comprend: 1) ultrafast EBT body scanner, l'EBT étant supérieure au spiral CT scanner à cause de sa dose très faible de radiations, 64 barrettes CT scan; telle que pratiquée par nos partenaires : -"Colorado Heart & Body Imaging", CO, Denver, USA, www.coloradoheart.com, -"Lifescore", CA, San Diego, USA, www.lifescore.com, -and the "Monaco Life Check Center", Monaco, www.monacolifecheck.com, l'EBT combinant faibles rayonnements, rapidité très élevée, haute résolution permettant d'obtenir des clichés uniques de tête, cou, poitrine et abdomen; 2) et examen sanguin : cancer check-up Cancersafe®test.
6) Le traitement : -chirurgie (la forme laparoscopique est maintenant disponible); -radiothérapie ; -chimiothérapie; -association radio-chimiothérapies.
7) La surveillance après traitement : examen clinique, endoscopie, dosage des marqueurs tumoraux.
8) La prévention : -régime alimentaire riche en fibres végétales; -au-delà de 40 ans, il est recommandé de pratiquer une endoscopie tous les 3-4 ans. Et le dosage des marqueurs tumoraux.
1° Juillet 2006 : A propos de la coloscopie virtuelle, article extrait des « Informations médicales », Juin 2006, Par Dr Didier Buthiau, Paris :
« De nouvelles avancées dans la coloscopie virtuelle.
Dans l’article ci-dessous, D.Buthiau et coll., après un rappel sur la réalisation de la coloscopie virtuelle, rappellent les indications actuelles de cette technique et font état des progrès enregistrés et des nouvelles perspectives. LE CANCER COLO-RECTAL occupe la troisième place des cancers en France, tous sexes confondus, derrière les cancers du sein et de la prostate. Après le cancer du poumon, il est la deuxième cause de mortalité par cancer. Il est essentiel de proposer un dépistage efficace, peu coûteux, peu traumatique, bien toléré et sans risques. Aucune des méthodes actuelles n’est complètement idéale et le consensus international sur le choix du test de dépistage n’est pas encore totalement obtenu. Le coloscanner ou coloscopie virtuelle explore complètement la totalité du côlon et pourrait constituer une nouvelle technique d’étude morphologique. Réalisation de l’examen. La coloscopie virtuelle est réalisée en ambulatoire, après diète liquide la veille de l’examen et préparation coloscopique. L’examen est constitué d’une acquisition en décubitus et d’une autre en procubitus, après insufflation colique douce d’air ambiant, par canule rectale non-obturante. Les nouveaux scanners multi-directeurs ont beaucoup participé au développement de la technique en diminuant l’épaisseur de coupe et le temps d’acquisition. Les images une fois obtenues sont transférées sur une station de travail pour l’analyse, d’une part, bidimensionnelle et, d’autre part, tridimensionnelle ou navigation endoscopique virtuelle. L’étude porte sur la totalité du côlon, dans le sens entérograde et rétrograde : la durée de l’analyse après l’acquisition est de vingt minutes. Le diagnostic différentiel principal est celui de la distinction entre un polype et une matière fécale résiduelle. On peut s’aider de signes distinctifs, tels que la forme du polype, qui peut être plane, pédiculée ou sessile (en général non géométrique), de la mobilité de l’élément retrouvé, les matières fécales étant, dans la majorité des cas, mobiles, et de la densité tissulaire du polype, qui est le plus souvent homogène. Les indications actuelles de la coloscopie. Les recommandations de l’HAS de Juillet 2004 ont précisé les indications cliniques incontestables suivantes : -les contre-indications de la coloscopie classique ; -les coloscopies incomplètes ; -les tumeurs coliques infranchissables, la coloscopie virtuelle pré-opératoire permettant d’explorer la totalité du côlon pour rechercher d’autres lésions associées synchrones et d’analyser dans le même temps la totalité de l’abdomen, du pelvis et du thorax. Nouvelles avancées et perspectives. La coloscopie virtuelle par scanner qui a été décrite il y a plus de dix ans (D.Buthiau et coll.) est en constante évolution et fait l’objet de plusieurs études prospectives (M.Cadi et coll.). Dans l’étude de Pickhardt, la spécificité et la sensibilité rapportées ont été respectivement de 96 et 94% pour les polypes égaux ou >10 mm et de 80 à 89% pour les polypes >5 mm et <9 mm. Les performances sont actuellement en amélioration significative par trois axes principaux : a)l’amélioration pour le patient, avec une préparation plus légère et moins contraignante, « light », et par marquage des matières solides par la baryte fluide et des liquides par les produits iodés hydrosolubles, permettant de mieux faire apparaître les polypes ; b)l’amélioration technique par l’utilisation de multidétecteurs (64 barrettes et même, ultérieurement, jusqu’à 256, avec étude d’un champ large en une rotation), permettant de réduire des artéfacts dus aux mouvements péristaltiques et d’améliorer le « seuillage » et la détection de polypes encore plus petits ; c)l’amélioration pour le clinicien, dans la perspective de réduire les faux positifs par la CAD (Computer Aided Diagnosis). L’objectif est l’amélioration des logiciels de traitement d’image pour la reconnaissance des polypes, pour obtenir une spécifité égale ou supérieure à 85%. La coloscopie classique demeure la référence. Avec ces nouvelles performances et perspectives, la coloscopie virtuelle pourrait-elle devenir un examen de première intention ? Les polypes de 6 à 9 mm pourraient faire l’objet alors d’une surveillance rapprochée, les polypes égaux et >10 mm seraient polypectomisés par endoscopie, sous réserve d’études prospectives multicentriques. Par D.Buthiau, J.B.Meric, J-P.Spano, G.Errieau, B.Chiche, F.Krainik, M.Suissa, J.-F.Chiche, J.V.Chantelard, G.Auclerc, M.-A.Rocher, J.Knoplioch, J.-C.Piette, D.Khayat (Paris). «
Les marqueurs tumoraux mentionnés ci-dessus font partie du panel de Cancersafe®test. Il est hautement recommandé d’effectuer régulièrement ce test, une fois par an.
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